Histoire de l’école

“Les Ecoles Privées de Saffré”

A la demande de certains parents de la commune de Saffré, une école chrétienne « libre » fut créée vers les années 1885. C’était l’époque des lois scolaires de Jules FERRY créant l’enseignement gratuit et obligatoire pour tous. Par la suite, la laïcisation des écoles « communales » provoqua la sécularisation de nombreuses écoles congréganistes de l’époque.

Certaines municipalités préférèrent conserver ou créer des écoles tenues par des religieux ou sœurs se consacrant à l’enseignement. C’est ainsi que la commune de Saffré demanda à la congrégation des sœurs de Saint-Gildas l’ouverture d’une école réservée aux jeunes filles de la commune.

Trois classes furent donc ouvertes avenue du Château. Les locaux comportaient un étage. Le rez-de-chaussée comprenait :

  • une classe enfantine
  • deux classes primaires.

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On peut supposer que les effectifs de cette époque atteignaient une centaine d’élèves étant donné que les classes étaient surchargées et que la scolarité pouvait se prolonger jusqu’à quatorze ans. L’école fut appelée :

« Ecole Chrétienne Sainte-Marie ».

 

 

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D’autre part, certaines élèves étant éloignées du bourg, et les moyens de transport étant fort limités, un pensionnat fut créé pour un effectif théorique de 21 élèves. L’étage se composait donc de 2 dortoirs, une chambre d’isolement (infirmerie). Un réfectoire occupait le rez-de-chaussée, avec une cuisine et un parloir. Les plans visés le 23 octobre 1902 ne mentionnent pas le jardin attenant aux bâtiments, on peut donc supposer que les terrains voisins furent acquis plus tard.

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L’école fonctionna ainsi jusqu’aux années 1960. Le développement des classes enfantines conduisit à poursuivre la mixité dans les classes primaires vers 1969 et par la suite une collaboration plus poussée avec l’école dite « des garçons ».

En effet, il existait une école chrétienne de garçons. Celle-ci fut ouverte en septembre 1929. L’architecture des bâtiments primitifs rappelle celle de l’école des filles :

  • murs de pierre du pays
  • encadrement des issues avec des briques.


“Petite” classe en 1931 avec Mme Vandomme
l’abbé Dubot, prêtre instituteur, enseignait à la “grande” classe.

Les artisans de la commune travaillèrent à la construction et les parents d’élèves apportèrent leur concours bénévole. L’école appelée « Saint Joseph » fut édifiée sur le terrain de la propriété de Vaulgrenant. Le bâtiment central comprenait l’habitation à l’étage, et des dépendances au rez-de-chaussée, cuisine, réfectoire + 1 classe. Deux classes étaient attenantes à ce bâtiment, la petite classe et la grande classe. Une grande cour et un jardin complétaient cet ensemble.

Les deux écoles subirent les vicissitudes des deux guerres mondiales et les classes durent s’expatrier pendant l’occupation allemande. L’école des garçons comprenait un personnel laïc (non congréganiste). Les effectifs des deux écoles étaient sensiblement les mêmes (90 élèves en moyenne pour chaque établissement).

En 1961, la loi « Debré » en apportant le début d’une paix scolaire permit aux écoles de passer un contrat « simple » avec la municipalité et facilita l’aide financière aux écoles privées. Les enseignants, ayant les mêmes grades universitaires que les collègues de l’enseignement public, étaient rémunérés par l’Etat. Seuls l’entretien et le fonctionnement des bâtiments restaient à la charge des familles organisées en Comité de Gestion. Petit à petit les municipalités successives contribuèrent à l’équilibre financier des écoles en donnant une subvention dont l’ampleur mit un certain temps à se développer.

D’autre part, à partir de 1970, les classes devinrent progressivement mixtes. A la rentrée de 1973, toutes les classes comprenaient des enfants des deux sexes. Les écoles Sainte-Marie et Saint-Joseph étaient réparties ainsi :
4 classes dans chaque école :

  • école Sainte-Marie
    • section enfantine
    • CP
    • CM1
    • fin d’études CM2
  • école Saint-Joseph
    • CE1
    • CE1 – CE2
    • CE2
    • CM2

Ce découpage subit les aléas des évolutions des effectifs et les contraintes budgétaires de l’Education Nationale.

En 1984, la sœur Directrice de Sainte-Marie, Sœur Clément prit une demi-retraite d’enseignante. Elle quitta son poste de direction. Les deux écoles fusionnèrent et l’ensemble prit le nom de « Ecole Privée Mixte Saint-Joseph » avec un directeur laïc, M. Claude Guérin. L’ex-école Sainte-Marie comprenait deux classes enfantines et une classe de cours préparatoire situées 10, avenue du Château, tandis que les cours élémentaires et moyens fonctionnaient 3, allée du Bois Allard avec plus tard, une nouvelle issue au 7, rue de l’Avenir vers la salle de sport.

7 classes au total

  • avenue du Château
    • PS/MS
    • GS
    • CP
  • allée du Bois Allard
    • CE1
    • CE2
    • CM1
    • CM2

Les cantines des deux écoles avaient fusionné en 1973. A cette date les repas étaient préparés et servis à l’école Saint-Joseph. Il fallut attendre encore quelques années pour qu’un restaurant scolaire accueille tous les enfants scolarisés de la commune, quelle que soit l’école de scolarisation. Ce nouveau restaurant situé dans la prairie du château devint accessible pour les classes de l’avenue du Château grâce à une passerelle reliant le jardin de l’école aux terrains communaux voisins du restaurant (année 1990).

La situation financière de l’école s’étant assainie, des travaux furent entrepris à partir des années 1980. Le chauffage central fut installé dans les classes du Bois Allard, puis les classes de ce même bâtiment furent rénovées entièrement. Dix années plus tard, les classes enfantines de l’avenue du Château bénéficiaient de ces mêmes améliorations hautement souhaitables. Ainsi, les bâtiments étaient désormais remis en état intérieurement. Il ne restait plus que quelques pièces à revoir et les extérieurs à améliorer, ce qui fut fait en 1995 avec la transformation du jardin des sœurs en cour de récréation pour les petits.

En 1991, un poste de soutien fut créé pour les écoles de Marsac sur Don, Saffré et Vay. Depuis, une enseignante qualifiée prend en charge les élèves en difficulté des classes de grande section, cours préparatoire, cours élémentaire 1 et 2, et éventuellement des autres cours en fonction du temps disponible.

Abbaretz, Puceul, et Nozay ont depuis rejoint le réseau d’adaptation.

En septembre 2000, 5 écoles rurales du secteur se regroupent pour former un réseau de proximité :

Abbaretz, Marsac, Nozay, Saffré et Vay.

  • Le réseau permet:
    • la création d’un demi poste d’enseignante d’Anglais dès le CE2
    • des projets par cycle
    • éviter l’isolement des enseignants et des enfants.

Le découpage de l’école sur deux sites n’offrait pas que des avantages (autonomie des plus petits, taille familiale de l’école . . .) des inconvénients demeuraient, causés par la séparation des bâtiments :

    • manque de communication rapide
    • échange entre les classes difficile
    • déplacement fastidieux

L’éloignement des classes rendait problématique la mise en place des cycles pédagogiques prévus par la loi Jospin.

Aussi, en 2005, suite à la fermeture de deux classes, les effectifs de l’école ayant diminué, l’école saisit l’occasion de regrouper les classes sur un seul site. Et c’est en 2004 que les travaux débutent avec la construction d’un bloc maternelle : classe, sanitaires et salle de motricité. La classe de PS-MS rejoint la rue de l’Avenir le 28 février 2005.

Aujourd’hui, les effectifs remontent avec l’arrivée d’une nouvelle population sur la commune, l’école a ouvert une sixième classe à la rentrée de septembre 2006, une septième classe à la rentrée de septembre 2008 et une huitième en 2010.

Pour accueillir tous les élèves, l’OGEC a acheté un jardin mitoyen pour permettre la construction de trois nouvelles classes: deux ont été mises en service dès septembre 2009, la troisième en septembre 2010.

Du fait du nombre de classes plus important, l’école a dû se retirer du réseau rural RRE en 2007. Cependant, fortes des expériences vécues, les équipes enseignantes de MARSAC, NOZAY et SAFFRE ont souhaité poursuivre leur collaboration au sein d’un regroupement non institutionnel, le TRIO.

Depuis 2013, c’est la CLE du Pays nozéen (Communauté Locale d’Etablissements) qui a pris le relais pour resserrer les liens entre les établissements primaires et secondaires du secteur, et offrir aux familles une cohérence et une continuité éducative et pédagogique pour chaque élève.

  • L’école en 2014 comprend :
    • 8 classes
    • 9 enseignants
    • 1 enseignant spécialisé du réseau d’aide
    • 3 ASEM en CDI et 1 agent d’entretien et de surveillance en CDD

L’ensemble fonctionne sous la responsabilité de la directrice, Madame Colombe FONTAINE.

  • Directrices de l’Ecole des filles Sainte-Marie
    • Fin XIXème Anne DOUCET
    • 1903 Melle Augustine CORBINEAU
    • Melle Marie MENET
    • Melle Mélanie ROBERT
    • Melle Eugénie MOINARD
    • Melle Marie AUFFRAY
    • Melle Pauline TREGUET
    • de 1965 à 1984 Melle Clémentine GERGAUD
  • Directeurs de l’école des garçons puis école mixte Saint-Joseph depuis son ouverture
    • de 1929 à 1941 M. Maurice POIRIER
    • de 1941 à 1945 M. Louis PLESSIS
    • de 1945 à 1959 M. Armand BUGEAU
    • de 1959 à 1969 M. Robert DAVODEAU
    • de 1969 à 1973 M. René PACREAU
    • de 1973 à 1994 M. Claude GUERIN
    • de 1994 à ce jour Mme Colombe FONTAINE